Les médecins au service du Québec

Les médecins au Québec sont payés à l’acte. Ils ont donc ,avec leur unique client, l’état, une relation de contrat de service plutôt qu’un contrat de travail. Les médecins québécois ont donc droit aux mêmes avantages sociaux que les salariés, en plus de pouvoir s’incorporer pour leur prestation de service; permettant ainsi d’obtenir les mêmes avantages fiscaux que les entreprises et non ceux qui touchent les employés. De plus, la formule « à l’acte », n’accélère pas la prestation des services, étant donné la valeur accordée à certains actes de routines qui rapportent plus pour une période donnée qu’un service plus urgent et/ou efficace.

Ce régime particulier consenti à une partie de la population est injuste pour les salariés de la fonction publique et de la sphère privée du Québec qui sont régis par système fiscal plus lourd, en plus, souvent, d’avoir des salaires inférieurs à la rémunération des médecins. Je crois donc que nos médecins doivent être payés à l’heure, afin de pouvoir se concentrer sur le patient et son bien-être et non sur la quantité ou la teneur des actes.

Les médecins conserveraient une rémunération similaire (moins les avantages fiscaux d’un régime corporatif). Je reconnais l’importance et le sacrifice des médecins au Québec, toutefois nous devons,comme société être équitables, envers tous les travailleurs dans l’application de notre régime fiscal.

Pharma-Québec

Heureusement, au Canada, les médicaments sont moins chers qu’à certains autres endroits dans le monde. Cependant il n’en reste pas moins que le coût des médicaments génériques sont dispendieux lorsque comparé à leur coût de production. Je supporte donc l’idée de la création d’une structure nommée Pharma-Québec ayant le mandat de produire et distribuer les médicaments d’ordonnance générique au Québec. Cependant, je ne crois pas que Pharma-Québec devrait être l’unique fournisseur de médicaments génériques mais qu’il doit agir comme joueur compétitif influant à la baisse les prix des médicaments des joueurs privés; de façon similaire au rôle que jouait autrefois Petro-Canada.

Avec ce modèle, le Québec ne se prive pas d’un produit d’ordonnance manufacturé par une entreprise privée, plus audacieux et/ou intéressant que le produit de Pharma-Québec, forçant cette dernière à rester compétitive dans ses procédés et sa gestion. Ensuite, Pharma-Québec peut profondément influencer à la baisse le prix des médicaments dans d’autres juridictions en participant aux appels d’offres dans le reste du Canada et partout où le Canada possède un accord de libre-échange. Pharma-Québec sera donc compétitive sur le marché international, générera des revenus en vendant ses produits aux compagnies d’assurances nord-américaines et à nos partenaires européens.

Une politique responsable du Cannabis récréationnel

La légalisation du cannabis récréationnel est un enjeu de santé public, en plus d’un enjeu de liberté individuelle. Le gouvernement du Canada a déposé et a fait adopter en chambre le projet de loi C-45 sur la légalisation du cannabis. Concernant le cadre réglementaire provincial, je suis partiellement en accord avec le projet présenté devant l’Assemblée nationale du Québec. Je crois que le gouvernement provincial aura et doit avoir un rôle déterminant dans la distribution et la production d’un produit récréationnel responsable et qui financera les campagnes de sensibilisation aux méfaits des abus de substances. Je prône un modèle d’affaires similaire à la Société des alcools du Québec et son bras éducatif Éduc’alcool.

Cependant, je suis en désaccord avec la prohibition de la production de plants de cannabis à des fins personnelles que le gouvernement provincial veut imposer en opposition à la loi fédérale. Cette réglementation provinciale s’avérerait inapplicable au sein d’un processus de légalisation Pan-Canadien. L’État québécois n’ayant aucun pouvoir de coercition raisonnable pour appliquer une telle interdiction.

 

Un régime médicament universel

Malgré le fait que notre RAMQ nous permet d’obtenir à coûts nuls ou dérisoires certains médicaments, l’intégration de cette dernière était un compromis avec les compagnies d’assurances, afin qu’il perdure au Québec un régime d’assurance privé. La RAMQ revêt une bureaucratie lourde, qui analyse les requêtes et qui possède des pouvoirs d’enquête. Elle est un organisme bureaucratique qui documente, archive et homogénéise les requêtes autour de certain médicaments qu’elle couvre.

Je crois en un système d’assurance médicament universel, d’abord parce qu’il est plus juste, mais aussi parce que le coût de sa bureaucratie serait moindre à l’actuelle. Couvrir de façon universelle tous les médicaments de prescription déjà autorisés par Santé Canada est plus simple (car le travail de supervision de ces médicaments relève du gouvernement du Canada et non au Québec) et au final moins dispendieux. Ainsi les salariés et les employeurs réduiraient énormément leurs dépenses auprès d’assureurs privés.

Je crois aussi en un système qui couvre à la fois les médicaments, mais aussi les soins dentaires de base et l’achat de lunettes pour la vue. Les soins dentaires de base et l’accès universel à une vue de qualité font partie intégrante d’une bonne santé. À long terme, ceci permet d’éviter des complications de santé beaucoup plus onéreuses à couvrir.

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